P R E S E N T E

JAZ

de Koffi Kwahulé, mis en scène par Matthieu Tricaud 

Avec Marion Roy et Thibaud Enguehard 

 Théâtre 

Nous ne voudrions pas d'un théâtre qui ne soit qu'horreur ou violence. Ce serait être cru comme le monde. Nous croyons au pouvoir salvateur de l'art et de la poésie. Pourtant, cet idéal ne doit pas nous cacher toute la violence du réel. Nous devons l'affronter armé de ses poèmes, ne pas fuir.

 

Mais que dire de poétique sur le viol ? Comment se taire quand il a touché certaines de nos plus proches amies. Avons-nous le droit de parler de ce qui nous touche mais que nous n'avons pas vécu, avec le risque d'être maladroit vis-à-vis d'une horreur qui ne nous appartient pas ? Peut-on prendre le risque d'oublier une once d'inacceptable, un fragment d'horreur ? Si nous croyons au théâtre, ne rien dire sur un sujet qui nous touche, renoncer par peur de mal dire, c'est renoncer au théâtre. Nous ne pouvons pas nous taire.

 

Jaz, c'est celle qui essaie, qui se bat pour dire, ce qui s'est passé . Par le mot et la note, elle cherche ce qui lui reste ; à elle qui n'avait rien et à qui on a tout pris. Une femme est seule en scène, seule avec un jazz. Un jazz et un chaos de mot. Entre les problèmes de syndics, le mystérieux cimetière de la cité, son amie Oridée « belle à en réveiller un mort », Jaz. « Jaz, ce n'est pas moi » elle ne cesse de le répéter, comme pour se défendre de ce qui est arrivé. Elle raconte et inexorablement se rapproche de ce qui doit être dit. Le viol dans tout ce qu'il a de cru et d'indicible. Dire pour pouvoir se reconstruire, essayer de vivre.

 

Une scène avec trois immenses marionettes de tissus blanc, Jaz (intérpreté par Marion Roy) déambule autour de celles-ci. Le musicien (Thibaud Enguehard) est la figure de plusieurs des personnages dont parle Jaz.

C'est un monologue accompagné de différents styles de musiques, Nina Simone en passant par du rock psychédélique, ainsi de que de la danse, du mouvement. 

 

 

 

 

 

 

DATES DES REPRESENTATIONS 

 

  • 2014                 printemps                  FAC PARIS 3 / festival A Contre Sens